Gabon : Le sexe au centre d’une polémique à l’université

Les étudiants gabonais à l'Université

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On entendait parler de ça de loin, mais une enquête menée par l’AFP vient de le mettre au grand jour.

Il s’agit de quoi ? Le harcèlement sexuel, un fléau bien enraciné en milieu éducatif. On parle plus de MST (Moyenne  sexuellement transmissible) en lieu et place du mérite.

Au Gabon, le harcèlement sexuel fait rage en milieu universitaire et même scolaire. Les enseignants sont régulièrement accusés par les étudiantes. Ces dernières font savoir qu’au départ, les professeurs font des avances, et dès qu’ils se heurtent au refus de l’étudiante, il lui mène une vie dure et finit par lui attribuer tout simplement un zéro (0) comme note.

A en croire certains témoignages, plusieurs filles ont été dans l’obligation de changer de filière afin d’éviter ces professeurs harceleurs.

Le même phénomène est observé en milieu scolaire. Les élèves filles font savoir que les mauvaises notes sont souvent dues au fait qu’elles ne se laissent pas faire par les professeurs qui veulent coucher avec elles. Dans ce sciage, les étudiants tout comme les élèves payent aussi le prix de cet harcèlement. L’on apprend des investigations de l’AFP que plein de professeurs attribuent aussi la note zéro aux étudiants. Ceux-ci sont victimes du refus de leurs petites amies fréquentant le même établissement qu’eux de coucher avec les professeurs.

Cependant, du côté des enseignants, on reconnais certes l’existence du phénomène mais on en demande plus les preuves.

Les enseignants font savoir également que plusieurs filles médiocres proposent leurs services sexuels aux enseignants. Certains tentent même de  corrompre leurs enseignants moyennant de fortes sommes d’argent.

Ainsi, le phénomène de MST dans les universités, lycée et collèges s’avèrent un jeu de ping pong où les uns accusent les autres. Les étudiants quant à eux devraient plus apporter des preuves parce qu’étant les plaignants afin que leurs bourreaux soient punis.

Ce phénomène, associé aux grèves et autres maux qui minent l’école gabonaise, constitue un poison pour l’avenir de la jeunesse gabonaise. Qui pourra l’arrêter ? La question est posée.

Lire aussi : Gabon : un huissier de justice crée la panique chez Jean Ping

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Mballa
Destin Mballa, journaliste camerounais.

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