Mise à jour du 31 juillet 2026. Cet article a été publié le 23 avril 2026 sous le titre « Dakar : le groupe Bamba Ndiaye SA condamné à verser 500 millions au Port » et présentait ce litige comme définitivement tranché. À la suite d’une demande de rectification adressée à la rédaction et après vérification, il apparaît que le dossier demeure pendant devant les juridictions compétentes, que les responsabilités y sont contestées et susceptibles d’être partagées, et qu’aucune décision définitive n’a été rendue à ce jour. Le titre a été rectifié et les formulations laissant entendre une condamnation définitive ont été supprimées. Africtelegraph présente ses regrets pour les inexactitudes contenues dans la version initiale.
Le litige opposant le groupe sénégalais Bamba Ndiaye SA au Port autonome de Dakar, né de l’exécution d’un marché de construction, n’a pas connu son épilogue judiciaire. La procédure demeure pendante devant les juridictions compétentes, les responsabilités sont contestées par les parties et aucune décision définitive n’a été rendue à ce jour.
Un contentieux né de l’exécution d’un marché immobilier
Le différend porte sur un marché de construction confié au groupe Bamba Ndiaye SA, acteur établi du bâtiment et des travaux publics au Sénégal, par l’autorité portuaire de la capitale sénégalaise. L’ouvrage n’ayant pas été livré dans les conditions prévues, le juge a été saisi afin de trancher les responsabilités respectives des parties et, le cas échéant, de statuer sur les conséquences financières de cette situation. Cette saisine n’a pas, à ce stade, épuisé le débat judiciaire : l’instance suit son cours.
Un montant de 500 millions de francs CFA a circulé dans plusieurs organes de presse à propos de ce dossier. Il correspond à une étape de la procédure dont l’issue n’est pas acquise. Ce chiffre ne saurait donc être présenté comme une somme définitivement mise à la charge de l’entreprise, dès lors que la décision à laquelle il se rattache est contestée et que les voies de recours demeurent ouvertes.
Un retard que l’entreprise relie à un blocage des paiements
Le groupe Bamba Ndiaye SA fait valoir que le retard constaté dans la livraison de l’ouvrage est notamment lié à un blocage des paiements intervenu au cours de l’exécution du marché. Dans les marchés de construction, la régularité des décaissements conditionne directement la mobilisation des équipes, l’approvisionnement en matériaux et le respect du calendrier contractuel. L’interruption des flux financiers constitue, dans ce cadre, un élément que le juge est appelé à apprécier au titre de l’exécution réciproque des obligations.
C’est précisément l’un des points de désaccord soumis aux juridictions. La chronologie des paiements, leur régularité et leurs effets sur l’avancement du chantier figurent parmi les éléments que la procédure a vocation à établir contradictoirement.
Des responsabilités contestées et susceptibles d’être partagées
À ce stade de l’instance, les responsabilités demeurent contestées et sont susceptibles d’être partagées entre les parties. Aucun élément établi ne permet d’imputer par avance à l’une ou à l’autre l’entière responsabilité de la situation. Le contentieux relève de l’appréciation des juridictions saisies, qui disposeront seules des éléments contradictoirement débattus pour déterminer la part respective de chacun dans l’inexécution alléguée.
Cette précision n’est pas de pure forme. Dans les marchés publics de travaux, les manquements invoqués par un maître d’ouvrage appellent presque toujours, en réponse, des moyens tirés des conditions d’exécution du contrat : accès au site, validation des ordres de service, délais de réponse de l’administration ou, comme en l’espèce, règlement des situations de travaux. Le juge du contrat procède alors à une pondération, qui peut conduire à une répartition des responsabilités.
Une procédure en cours, sans décision définitive
En l’état, le dossier reste pendant. Aucune décision définitive n’a été rendue et il appartiendra aux juridictions compétentes de se prononcer au terme de la procédure. Toute présentation de l’affaire comme un litige tranché serait, à ce jour, prématurée.
Le dossier n’en demeure pas moins révélateur des tensions qui traversent la commande publique sénégalaise, où la question du respect des délais est indissociable de celle de la régularité des paiements dus aux entreprises adjudicataires. Le cadre juridique issu du droit OHADA offre aux deux parties les instruments procéduraux permettant de faire valoir leurs droits, sans préjuger du sens de la décision à intervenir. Selon PressAfrik.
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