Macky Sall : « L’Opposition est une minorité au Sénégal »

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Depuis Paris où il se trouve, le président Sénégalais, Macky Sall s’est exprimé sur le vote de loi sur le parrainage qui a eu lieu jeudi, au Sénégal sous haute tension.

«L’Assemblée nationale du Sénégal, saisie par le gouvernement pour voter une révision constitutionnelle qui a pour vocation de prévenir les risques de blocages de notre système électoral tel que nous avons failli le vivre le 30 juillet 2017 à l’occasion des élections législatives avec 47 listes en compétition», dit-il.

Pour le chef de l’Etat Sénégalais, le pays compte près de 300 partis politiques, l’organisation d’élections va devenir problématique : «Il y a déjà dans le bureau du ministre de l’Intérieur une vingtaine de demandes d’agréments. Cela veut dire que si rien n’est fait, d’ici l’élection à venir, nous pourrions nous retrouver à plus de 500 partis. C’est devenu de l’anarchie».

A ses yeux, cela signifie que si rien n’est fait d’ici les élections à venir, le Sénégal va se retrouver avec 500 partis politiques. « C’est devenu de l’anarchie. Et cette anarchie, si elle n’est pas jugulée, elle va entraîner le blocage du système électoral. Déjà qu’on s’est retrouvé avec une quarantaine de listes lors des dernières législatives. Donc, cela finirait par tuer la démocratie », ajoute Macky Sall.

Compte tenu de tout cela, il a lancé un appel à la classe politique et à la société civile déjà au lendemain de la révision constitutionnelle par référendum en 2016 pour engager les discussions afin d’aboutir dans le processus des mesures qui vont accompagner la constitution. « Et l’opposition dans sa majorité écrasante a refusé cette main tendue. Dans une démocratie, si les gens ne veulent pas dialoguer politiquement, ils vont dialoguer au parlement », tient-il à préciser.

Là aussi, Macky Sall laisse entendre « qu’ils ne sont pas venus. L’Opposition est une minorité qui veut imposer sa loi à la majorité. Cela ne peut pas marcher dans une démocratie », a-t-il martelé. Selon Macky Sall, la majorité a pris sur elle-même l’initiative de diminuer jusqu’à 0,8% au minimum et 1% au maximum de signatures. « Le peuple dans sa majorité a su déjouer ce qui a été une manipulation », poursuit-il. En conséquence, le chef de l’Etat Sénégalais invite tous à éviter cette situation qui risque à terme d’entraîner le blocage du système électoral qu’il avait en tête avec cette loi sur le parrainage pour tous.

FRONT DEMOCRATIQUE ET SOCIAL DE RESISTANCE NATIONALE dénonce…….

Le Front avait prévenu, dit et écrit qu’une modification de la Constitution de la République du Sénégal portant généralisation d’un système de parrainage conçu comme unique au monde, avec seulement pour objectif l’élimination de candidats à la prochaine élection présidentielle et la réélection de Macky Sall, risquait de mettre « notre pays en situation d’instabilité extrême et en feu ».

« De nombreuses structures de la société civile, des personnalités marquantes de ce pays notamment religieuses ont appelé au retrait de ce projet de loi et à la recherche d’un consensus entre tous les acteurs politiques susceptibles d’être concernés. Macky  Sall n’a rien voulu entendre. Il a préféré voyager en France et suivre de très loin les conséquences désastreuses de ses décisions. Ce que nous craignions s’est produit aujourd’hui, et personne ne doit penser que les choses vont s’en tenir là », lit-on à travers leur communiqué.

« Vous avez tous remarqué qu’il ne s’agit pas d’une manifestation de la place Soweto comme ce fut le cas le 23 juin 2011, c’est l’ensemble du pays qui est concerné. Aujourd’hui, partout au Sénégal, il y a des places Soweto. Qui croit que ce mouvement de résistance va s’arrêter après le vote de la loi se trompe », ajoute le communiqué.

Cette résistance nationale a la caractéristique d’être spontanée, elle va se poursuivre contre une loi inique, contre une violation de la constitution et contre tous ceux qui veulent nuire aux intérêts du Sénégal. Le peuple du Sénégal a atteint un degré de maturité qui lui fait désormais refuser tout recul démocratique.

Avant de quitter le pays, Macky Sall a donné des consignes claires, on en vit aujourd’hui les conséquences. Plus de 100 personnes ont été arrêtés dont des leaders et bien d’autres, plusieurs dizaines de blessés ont été identifiés, l’hôpital Abass Ndao a été gazé au point de devoir être évacué. Macky Sall avait déjà montré la voix en réprimant sauvagement une manifestation pacifique d’enseignants, fait rappeler le front de résistance.

Le Front Résistance Démocratique Sociale confirme son appel à la résistance sur l’ensemble du territoire jusqu’au retour de la démocratie au Sénégal.

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Mapote Gaye
Mapote Gaye journaliste Sénégalais Consultant. Formateur en communication, Marketing et Management

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