Gabon : Bruno Ben Moubamba s’en prend aussi à Olam !

Bruno Ben MoubambaBruno Ben Moubamba
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Pas une seule journée qui passe sans qu’on découvre nos hommes politiques gabonais. A l’approche des élections législatives, les déclarations vont dans tous les sens.

Bruno Ben Moubamba, l’éphémère Vice-Premier ministre du gouvernement Issoze Ngondet II est dans une fuite en avant. Il se décrédibilise tout seul par ses accusations à l’emporte-pièce et ses propos outranciers.

Bruno Ben Moubamba mérite vraiment son surnom d’ikapi. Mais tout le monde voit son petit jeu très clair. Non seulement sa carte est grillée, mais elle est complètement calcinée.

Après avoir accusé l’Association des jeunes émergents (AJEV) de chercher à saper sa candidature aux élections législatives, il s’en prend cette fois-ci à la société Olam Gabon. Il évoque notamment la mise à disposition par Olam de camions et de bus en faveur de Pierre-Claver Maganga Moussavou pour acheminer les partisans de ce dernier depuis des provinces voisines à destination de Moabi.

Lorsque Bruno Ben Moubamba accuse Olam d’aider Pierre Claver Maganga Moussavou à le déstabiliser dans la localité de Moabi, il est déconnecté des réalités de Mouila. Il est temps pour lui de savoir que le personnel des plantations d’Olam ne perçoit pas de prime de transport parce qu’il est déjà transporté à longueur des journées par les camions appartenant au vice-président de la République, en sous-traitance.

Certains de ses proches déplorent une perte de crédibilité du fait de ses propos outranciers. Ils parlent d’une forme de paranoïa et décident de prendre leurs distances avec lui. Comme quoi, le chemin des traitres est toujours le même : On collabore en premier lieu pour le bonheur, ensuite on est limogé ou on perd son statut et on devient un courageux opposant en étant victime du pouvoir.

Nombreux reconnaissent au président Ali Bongo Ondimba une force incroyable à vivre avec des collaborateurs dont on découvre leur vrai nature qu’à leur départ. Bruno Ben Moubamba est taxé actuellement de faible. À Moabi, chef-lieu du département de la Douigny dans la province de la Nyanga où il compte se présenter lors des élections législatives à venir, c’est la dégringolade de l’Alliance pour le changement et le renouveau (ACR), son parti.

La population n’a pas apprécié ses accusations contre Olam. Car depuis l’implantation d’Olam à Mouila pour ses activités agro-industrielles, la capitale de la quatrième province du Gabon connaît un engouement manifeste. Mouila ne vit qu’au rythme des conséquences positives de l’investissement socio-économique de cette entreprise.

Pas de politique avec la multinationale singapourienne Olam. Mouila est entre embauche des jeunes qui autrefois erraient à travers la ville des sirènes appelée aussi Lac Bleu. Le retour aux sources pour ceux qui étaient dans de grandes villes sans emplois. D’où cette forte présence démographique et compilation des magasins.

Beaucoup des jeunes de différents coins du Gabon ont trouvé l’emploi. Actuellement, il y a des activités commerciales partout dans la ville avec l’implantation des magasins à chaque dix mètres et qui font de la concurrence commerciale. Ce qui témoigne une santé financière en plein mouvement. Les travailleurs d’Olam dans les champs de Mboukou ou Moutassou font le bonheur des commerces.

Il y a lieu de préciser que les activités d’Olam ne sont pas politiques. Les plantations réalisées dans la province de la Ngounié, par l’industriel Olam, vont faire de cette partie du Gabon un pôle majeur en Afrique en matière de production d’huile de palme. Ce, au regard des investissements concrets sur le terrain. Olam palm Mouila est un ensemble de plantations réparties en trois (3) lots : PK19, Mandji et Moutassou.

Les activités d’Olam dans cette partie du pays ont débuté en 2012, et à ce jour, 38300 hectares ont déjà été plantés, à savoir lot 1 (pk19) 15 884 hectares, lot 2 (Mandji) 8300 et le lot 3 (Moutassou) 14 114 hectares. Le reste c’est la distraction.

A propos de Pierre-Claver Maganga Moussavou dont fait allusion le président de l’ACR, il n’est devenu Vice-président de la République qu’après le dialogue politique de 2017.

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William Tambwe
William Tambwe, chroniqueur et éditorialiste pour Africtelegraph.

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